Coronavirus, chloroquine et auto-médication

par Sandrine

Depuis que ce médicament cristallise tous les espoirs de guérison face au Coronavirus, chacun y va de ses commentaires.

Le Professeur Raoult de Marseille affirme médiatiquement que c’est la solution. L’expert untelA infirmant son rapport pendant que l’expert untelB préférera ne pas se prononcer.

Pendant ce temps le gouvernement se débat avec la pénurie de masque et la tonne à faire livrer de Chine (origine du virus). A part ça tout va bien,  le peuple regarde les humains en blouse blanche se lancer la patate chaude: chloroquine ou pas de chloroquine? 

Aurons-nous la réponse?

En attendant , inévitablement, l’emballement médiatique se poursuit avec aise. Cette hésitation me pousse sérieusement à me questionner et d’ailleurs je ne suis pas la seule. De toute les façons, nombreux sont ceux qui se sont déjà rués sur les plaquettes de petits comprimés de chlo, censés leur faire éviter la maladie et la mort. Et puis il y a ceux que j’ai appelé les paniquards qui pris de panique totale ingèrent tout et n’importe quoi pourvu que le Covid19 ou la Covid19 ne passe pas par eux.

Mais quel est ce virus qui fait plier les systèmes sanitaires du monde entier et affole toutes les populations ? 

Je n’ai pas la réponse mais dans l’affolement actuel où les informations fusent de partout, certains font  des choses extrêmement regrettables pour leur santé en croyant se faire du bien.

Aux États-Unis, selon le journal Le Parisien, un homme d’une soixantaine d’années s’est donné la mort, le lundi 23 mars, après avoir avalé du phosphate de chloroquine, un produit qu’il conservait au préalable pour les soins de son poisson d’aquarium. Son épouse également, a été hospitalisée. Le couple avait entendu « chloroquine remède miracle » dans les médias.

Au Nigeria, des cas d’empoisonnement à la nivaquine ont été traités dans deux hôpitaux de Lagos à rapporté le gouvernement nigérian.

En France, le vendredi 27 Mars, le Réseau français des centres régionaux de pharmacovigilance (RfCRPV) en alerte commune avec la Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT) soulignait le risque d’effets indésirables graves. Des cas de toxicité cardiaques nécessitant des hospitalisation à la suite de prise en automédication ont été ainsi signalé et les médecins alertent sur la confusion entre les molécules de chloroquine et d’hydroxychloroquine.

Toujours est-il que même s’il s’agit d’agir au mieux pour soi dans l’attente d’une solution qui ferait l’unanimité, il est clair que comme pour tout traitement, un usage excessif ou un dosage inapproprié peut avoir des effets dangereux et irréversibles.

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